Petite je t’en ai dis des bêtises.

J’étais plus grande alors c’était facile.

« Voix de crécelle » quand tu piaillais pour venir avec nous.

« Pattes d’araignées » quand tu arrivais à te hisser sur le lit.

J’étais quand même bien contente de te trouver pour des parties de jeux improbables.

Les cache-caches au lieu de faire la sieste aux prix de tringle à rideau qui tombe et même d’ armoire entière qui se démonte.

Mamie qui criait et papi qui riait.

Les matinées devant les dessins animées.

Les cagoules à pompons assorties.

Les Noëls à notre petit table d’enfant.

Tu étais ma petite cousine.

Mignonne frimousse aux yeux noir et aux cheveux raides comme des baguettes.

D’ailleurs enfant à mes yeux tu l’as été longtemps.

Aujourd’hui tu es une femme magnifique.

Je sais depuis peu que ceux qu’on croyait invincible peuvent disparaître sans prévenir.

Ils sont là comme une évidence et puis le jour d’après on comprend qu’on ne les verra plus.

Alors avant qu’on ne vieillisse trop et que nos piliers disparaissent  les uns après les autres.

Fêtons ce qui fait de nous une famille.

Jamais nous ne devons regretter une fête manquée ou une occasion de se réunir.

Je sais combien ces valeurs te sont chères. 

Merci de me rappeler que ce sont aussi les miennes.

Ta cousine.

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